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Bernard Tenaille de Laure Etienne Jean François Parent |
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Bernard Tenaille de Laure Naît à DORNECY le 27 octobre 1764. Son père, Edme
Basile est fortuné. Il a acheté comme biens nationaux, DORNECY toutes
les terres appartenant aux abbés de Vézelay situés sur le territoire de
DORNECY. Bernard commence ses études au Collège de Clamecy ; puis son père le fait admettre au collège militaire de Brienne. Sur le point d'être nommé officier, un décret de Ministère de la Guerre est promulgué, précisant que pour être officier, il faut prouver quatre quartiers de noblesse. Bernard voit ainsi sa future carrière anéantie. Il en garde beaucoup d'amertume. |
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Collège de Brienne. |
| Il part à Nantes pour s'initier au commerce de
draps. Il y fréquente des hommes aux "idées avancées", et se lie en
particulier avec Fouché.
Après son mariage avec une jeune fille de la bonne société nantaise Hyacinthe de Broc, il revient à Clamecy où il installe un commerce de draps. Pendant un temps, il confie sa femme à ses parents à Dornecy Cruelle déception de vivre au fond d'une boutique, alors que l'on a rêvé de gloire militaire, et d'être témoin de la réussite d'autres Tenaille, gardes du Roi ou entrepreneurs de flottage. Sans parler de l'influence néfaste de sa femme, orgueilleuse, envieuse, vindicative et détestable de la population clamecycoise, qui l'a surnommé Tisiphone, du nom de l'une des trois Furies latines. A l'aube de "l'Année terrible" de 1793, Bernard Tenaille de Laure est élu à la présidence du Directoire du District de Clamecy. Là, son goût de pouvoir se révèle rapidement, aidé en cela par le curé de Rix, l'abbé Parent, élu à la présidence de l'Administration du District.
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| Etienne Jean François Parent Naît le 18 septembre 1754, dans une vieille famille clamecycoise s'étant illustrée dans la magistrature. Après des études secondaires au collège de Clamecy, Etienne va étudier à la Sorbonne, d'où il sort "Maître es Arts en Université de Paris". Sous l'influence d'un professeur ecclésiastique, il se dirige vers la prêtrise. Curieux abbé qui préfère les ouvrages de Voltaire à son bréviaire! Après quelques années de Vicariat en l'église de Corvol l'Orgueilleux, il est nommé curé de Rix, une vraie sinécure qui lui laisse le temps d'écrire des textes en prose ou en vers inspirés des grands philosophes des "Lumières" L'abbé Parent, devenu citoyen Parent, est élu en 1792 au poste de président de l'Administration du district de Clamecy. Il devient l'un des hommes les plus influents de la cité avec le Président du Directoire de ce même district, Bernard Tenaille de Laure. En juillet 1793, les révolutionnaires les plus engagés, que la population clamecycoise a surnommé "les Enragés", rejettent le prénom de leur baptême pour adopter des noms grecs ou romains. Parent devient bias Tenaille devient Diogène |
| Selon l'ordre auquel on appartient, le costume, la couleur et la coupe ont été spécialement arrêtés.
le clergé la noblesse et le tiers état
le vieux Clamecy Le 15 août 1793, Fouché visite Clamecy en tant que représentant du Peuple. Parent déploie tous ses talents d'orateur, et Fouché, subjugué, s'empresse de satisfaire sa demande de devenir Chef d'une religion nouvelle ayant un caractère universel. Dans un arrêté du 25 septembre 1793, le même Fouché décide que tout prêtre constitutionnel doit dans un délai d'un mois, se marier, adopter un enfant ou prendre en charge un vieillard indigent... Bias n'hésite pas, d'autant que le représentant du peuple promet une dot de 4 000 livres à tout prêtre acceptant de se marier !!! Le 14 octobre 1793, à 39 ans, il épouse une jeune fille de 18 ans, Marie-Madeleine Jouanin d'un cabaretier de Dornecy. Fouché nomme son "cher" Bias à la cure de Clamecy comme "Apôtre de la liberté" et Parent prend possession de la ci devant collégiale Saint Martin. En janvier 1794, la collégiale Saint Martin est dédiée au "culte de la Raison"
Les "Enragés" Bias Parent devient avec Diogène Tenaille, un des membres influents, très redoutable et redouté dans l'instauration de la Terreur à Clamecy. La loi dite " des suspects", votée par la Convention le 17 septembre 1793 est un encouragement à la délation. Le terme "suspect" est si vague que l'on peut sans peine l'attribuer à tout le monde. Nos deux compères Diogène et Bias ne vont pas s'en priver.
Ils choisissent comme prison un petit château dans la ville de Pressures. Quinze détenus y séjourneront avant d 'être envoyé à Paris où il doivent être jugés. Parmi eux, deux Tenaille, parents de Diogène et la marquise de Chabanne qu'il a personnellement dénoncé.
Un autre convoi de seize autres personnes est dirigé sur Paris en 1794, pour comparaître pour "la forme" devant le Tribunal Révolutionnaire. Tous les suspects doivent passer devant le Tribunal Révolutionnaire de Paris, sauf la région du Nord et du Vaucluse. |
Le 18 juin 1794, a lieu au Champs de Mars à Paris une fête de la "Montagne"
sous la présidence de Robespierre.
pour ne pas être en reste, ce même jour, à Clamecy, les autorités organisent une cérémonie en l'hommage de l'Etre Suprême. Une montagne artificiel est élevée à l'entrée des bois du Marché. La population est convoquée sur la place du Marché pour voir brûler, trois mannequins représentant le Roi, la Noblesse et le Clergé. La mise à feu est faite par Diogène Tenaille.
Robespierre a défini les objectifs de la Terreur dans un discours prononcé à la tribune de la Convention Nationale le 25 décembre 1793.
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Le 9 Thermidor 1974
arrestation de Robespierre Un gendarme décharge son pistolet dans le visage de Robespierre, soutenu par Saint-Juste A la Convention Nationale, la séance frise l'émeute, cinq heures de menaces, d'injures, de hurlements, qui se termine par l'arrestation de Robespierre, qui n'a pas pu prononcer une parole. |
| Robespierre, Saint-Juste, Coulthon, Collot d'Herbois, Fouché, Billaud-Varenne, sont appelés "Terroristes"
Pendant ce temps, à Clamecy, Parent essaye de se maintenir, mais la population se déchaîne contre lui. Il est le premier des "Enragés" arrêtés et conduit à Pressures. Diogène essaye de fuir Clamecy, mais il est arrêté. Quelques jours plus tard, ils sont entassés avec plusieurs de leurs collègues dans une charrettes enchaînés deux à deux. Dès leur arrivée a Paris, ils sont incarcérés à la Maison d'arrêt du Plessis. Le Tribunal Révolutionnaire n'existe plus et la guillotine est au chômage..... Fin octobre 1795, ils sont mis en liberté provisoire, puis libérés définitivement suite à la dissolution de la Convention Nationale. Le représentant du peuple Bezout lance un appel à la clémence dans la Nièvre. Tenaille ex Diogène et Parent ex Bias, sont installés officiellement à l'Administration Départementale. Parent, devient Parent l'Aîné, et obtient un poste de professeur d' Histoire à l'Ecole Centrale de la Nièvre !!! Un an plus tard, le Directoire exécutif du département de la Nièvre les destitue. C'est à ce moment que leurs chemins se séparent. Parent, toujours en quête d'un emploi lucratif et d'une situation de prestige fait appel à son "ami" Fouché" devenu "Ministre de la Police de Napoléon 1er", qui le prend dans ses services. Le caractère instable et avide d'honneur le rend insupportable à son entourage, et même à Fouché. Le 13 Septembre 1802, il arrive en congés à Dornecy, où il meurt brutalement le 16. Il avait 47 ans.
DORNECY
Tenaille, de retour à Clamecy, devient commissaire près de l'administration municipale. Mais révoqué en février 1797 pour motif d'absence, de négligence, et le peu de zèle dans son travail.
Tenaille dit "Diogène" Fouché, "Ministre de la Police" y fait entrer Tenaille comme employé à la "Commission des émigrés", cette durée éphémère le décide à s'adresser à Bonaparte, alors Premier Consul, comme ancien élève de Brienne, dans les termes suivants :
Citoyen Consul, Un de vos condisciple de l' école de Brienne, victime d'une réforme qui l"a privé de son emploi, sollicite une place de Greffier près le Tribunal d'appel. Les droits à votre protection, Citoyen Consul, sont dans les sacrifices multiples qu'il a faits à la République. Ils sont dans les besoins de sa nombreuse famille qui n'a plus d'autre patrimoine que l'intérêt qu'elle inspire. Ils sont enfin dans le zèle et l'intégrité du réclamant, ainsi que dans son dévouement pour le Gouvernement établi.
On voit que cet ex terroriste n'avait qu'un souci très relatif de la vérité. La nombreuse famille se réduit à trois enfants dont deux sont recueillis pas son père et le troisième emmené par sa femme vers une destinée inconnue. Son père possède le quart du territoire de Dornecy .
On ne sait si Bonaparte s'intéressa au sort de son ancien condisciple. Il n'y a aucune trace dans les papiers restés au dossier de l'ancien terroriste. Il meurt à Paris le 28 juillet 1800 dans sa 36ème année.
N.B. Le bilan approximatif de la Terreur : environ 17 000 condamnations à mort selon les documents officiels, en fait 40 000 victimes, si l'on compte les personnes assassinées sans jugement.
DOCUMENTATIONS Ferdinand Maié-Davy d'après documents familliaux "Les Atrides en Morvan", une famille à Clamecy pendant la Révolution.(Gérard Tenaille) Annie Delaitre-Rélu Michel |