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1. L'église 2. Le drapeau sur l'église 3. Le coq |
| 1. L église. |
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| En l'An de grâce 1147, Dornecy s'établit sur son emplacement actuel et construisit sa première église en pierre. La précédente, vraisemblablement en bois, élevée sur l'emplacement du sanctuaire gallo-romain, détruit par les barbares, menaçait de ruine. Elle était déjà dédiée à Saint-Martin, sous le Pape Pascal II au XIème siècle. Cette construction qui dura plusieurs années, fut ainsi le fait d'une époque, celle des "Bâtisseurs de cathédrales". Au XIIème et XIIIème siècles le zèle religieux fit sortir du sol de France bien des merveilles. A la même époque fut construite la magnifique Collégiale de Clamecy, dédiée aussi à Saint Martin Sans pouvoir lui être comparée, l'église de Dornecy devait être assez importante si on en juge par le clocher qui a été conservé, dont les ouvertures ogivales présentent un galbe et des ornements élégants. Aucun plan n'existe plus, ni aucune description, mais si elle n'eut pas la splendeur de la Collégiale, il faut considérer qu'elle fut édifiée par la seule population de Dornecy, avec ses seules ressources, et qu'elle n'eut pas, comme à Clamecy beaucoup d'aide de l'extérieur, et d'un Duc de Nevers pour participer au charroi des pierres. Beaucoup plus tard, sous la terreur, à la fin du XVIIIème siècle, période trouble de violence et de sectarisme, elle faillit être détruite, par la suite d'un vote du Conseil municipal comme "témoin de la crédulité". Il décidait son remplacement par un "temple à la raison". L'Administration supérieure ne prit pas le voeu en considération, mais la vague anti-artistique qui régna sous Louis Philippe se traduisait par un vent de destruction qui passa sur Dornecy. Sous le prétexte qu'elle était trop petite et en mauvaise état, le Conseil vota sa démolition. La nouvelle église fut reconstruite dans le style de l'époque : "toscan" et fut plusieurs fois remanié. Auparavant, par ordonnance royale de Louis XVIII, en date du 7 mai 1818, autorisation avait été donnée à la commune de se rendre acquéreur de l'ancienne maison presbytérale, alors propriété de Dame Veuve Jean François Parents, prêtre et "sans culotte", en vue d'y loger le "desservant" L'église coûta 55 000 Fr Or et fut achevée en 1883. Dans la petite salle gothique ménagée à la base du clocher, le curé Clément Lépron, a fait aménager une chapelle à la mémoire des enfants du pays morts pour la France au cours de la guerre 14-18. L'ensemble est réussi, et les vitraux modernes ne la déparent pas. Le curé Étienne Virlogeux, a fait exécuter derrière les fonds baptismaux, une grande fresque par un artiste moderne, l'ensemble est harmonieux, mais il y a là, une figure de Christ vert pomme, dont l'idée constructive du peintre ne saurait justifier pleinement la couleur..... Ces travaux artistiques furent exécutés par M. Robert Pouyaud, peintre-sculpteur à Clamency. En 1952, du soir au lendemain, il fit la maquette de la fresque : scène de la Vie de Jésus : son baptême, l'eau changée en vin, envoi des apôtres en mission. Plus tard il décora quatre piliers, côté coeur. En 1954, il sculpta le Maître-autel en pierre, pour remplacer l'ancien, en bois peint faux marbre. |
| 2. Le drapeau sur l'église. |
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| Il est rare de remarquer un drapeau sur des églises ! Dans notre région, on en voit quelques-uns, guére plus d'une dizaine, parait-il. La Collégiale Saint Martin de Clamecy, comme notre clocher, l'arborent fièrement. Pourquoi ? Maître Robert, ancien notaire de Clamecy, écrivait, il y a quelques années dans le bulletin de la Société Scientifique : " Le hasard d'une lecture vient de donner semble-t-il la réponse". Dans le livre de M. l'Abbé Charrier : La révolution de Clamecy et les environs....il est dit à la page 302. Un mois plus tard (26 avril 1795), le directoire du district autorise la Municipalité à payer une somme de trente trois livres à plusieurs citoyens - couvreurs et chaudronniers- chargés d'enveler les bonnets rouges qui surmontaient les édifices publics et de les remplacer par des drapeaux en fer blanc....aux trois couleurs, hissé sur la tour. (archives municipales de Dornecy) Les bonnets rouges étaient les bonnets phrygiens des révolutionnaires, auxquels on maintint le droit d'afficher leurs idées, mais seulement par le drapeau. Dornecy fut du lot Quand le drapeau fut-il changé de fer blanc en tissu ? De Clamecy, le général Allix gagne Auxerre, où l'Empereur doit bientôt passer. En cours de route, il remet aux maires les proclamations impériales et ordonne d'arborer le drapeau tricolore sur les mairies et sur les clochers. |
| Le Coq. |
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| Notre coq d'aujourd'hui, remplaçant l'ancien en piteux état, a été perché aux environs de 1930. M. Réant qui tenait le café du Centre, était soudeur-zingueur de métier. La gageur de refaire un coq au clocher était bien dans sa nature, lui, le communiste au grand coeur, le pur, ami de tous. Il fit ce coq avec l'aide de celui qui était vite devenu un ami, travaillant comme lui le métal avec amour, et qu'il avait converti à la soudure autogène, M. Georges Jambois, forgeron "sur place". Ils confectionnèrent avec le cuivre d'anciens casques de pompiers, de ceux de la toute première Compagnie de 1858, et non avec des sceaux comme il fut dit. Les pompiers disposant depuis de début, de seaux de zinc, remplacés dès 1913 par seaux en toile. Le travail ne fut pas triste. Les deux compères nourrissaient l'un pour l'autre, estime et solide amitié, malgré des divergences politiques extrêmes. Les mûrs de la forge résonnaient parfois de discussion dignes de Pépone et Don Camillo. " Pépone", avec malice, fit au coq une queue-faucille, mais regrettait de ne pouvoir y croiser le marteau. C'est dans l'entente et la bonne humeur que notre coq fut perché et.....arrosé...chez Réant. La date exacte échappe à ceux qui ont été questionnés. En 1983, lors des travaux au clocher, notre chante-clair muet, qui est bien en cuivre, fut descendu pour être "soigné".....L'âge et quelques balles....perdues...L'avaient marqué. Bouché, frotté, enduit, il retrouva son perchoir après une classique promenade dans le village, pour .....Arroser la fin des travaux. Le "poulat"", comme disaient les anciens dans leur patois, fait partie de notre horizon. Il nous dit, au moins, d'où vient le vent.... Il l'affronte fièrement. |