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Les galettes "Maman, la tante Annette" "cuit" demain ! Il faut faire de la galette ! |
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![]() la maie | Pas de tartes à Dornecy :
des "galettes". Ma mère n'a jamais dit autrement; elle se souvenait si bien, l'eau à la bouche, de ces cérémonies de la cuisson du pain "de ménage", un pain qui se gardait quinze jours, |
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emmailloté de blanc, dans "l'arche", - la maie- |
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Le "cul du four", chauffé a blanc par
des fagots entiers était féerique pour cette enfant d'alors : les
galettes y trouvaient leur place !
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Si je voulais régaler ma mère, je me souvenais de la "galette aux pruneaux" que faisait encore Mme Petit dans les année 30. |
| Une fontaine dans la farine, le beurre vite divisé du bout des doigts - moitié du poids de farine - un peu de sel, de l'eau, juste ce qu'il faut...La pâte brisée était faite en un tour de main ! | |
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| En hiver les pruneaux étaient rois à Dornecy : les jardins du village, contre les maisons, avaient tous leurs pruniers, des reines-claudes sucrées, et les "prunes de Monsieur", violettes, pour les petits pruneaux, alors que les "pointrons", énormes prunes |
| violettes en faisaient de gros ! Les "peurnes" étaient séchées sans mal dans les fours de cheminées quotidiennes, beaucoup en faisait. | |
| Il parait que mon aïeule
faisait tremper les pruneaux une nuit, au coin de l'âtre; dans l'eau, un peu
de thé, ou...de la "goutte!". Le lendemain, jour de cuisson, ils étaient
facilement dénoyautés, essuyés, et rangs bien serrés sur la pâte. Le four,
bien chaud, rendait vite les galettes dorées et odorantes ! Il fallait les manger encore un peu tièdes. Le goût de cette galette cuite au bois, dans le "cul de four"! Inoubliable..... la gourmande | |