Les hommes du village.



Mémoires des gens d'ici.

1. Alain COLAS
2. Georges HAMACEK
3. Jacques de MOLAY
4. Joseph LEGER
5. Honneurs au capitaine Georges Hamacek
6. Clément Lépron - Curé
7. Louis Petitumbert
1. Alain COLAS, un enfant de chez nous.

Ses grand parents et son père son nés, dans ce village. Roger Colas le père d'Alain, très réputé comme faïencier à Clamecy parle de son fils....." il était révolté quant à l'école ses beaux cheveux faisaient dire aux copains, "t'es une fille".
La coupe fit des miracles, révéla le regard assuré qui se porterait plus tard sur l'horizon marin....
photos d 'ALAIN COLAS petit garçon, avant et après le coiffeur

Avant

Après
2. Georges HAMACEK

Né en 1923, d'un père tchécoslovaque et d'une mère Dornecycoise, il effectue ses études secondaires à Clamecy, et après les bacs (à l'époque il y en avait deux), il rentre en classe préparation à SAINT LOUIS, puis HEC.
Pendant la guerre, il s'engage dans la résistance dans le réseau TURMA VENGEANCE, au sein du maquis BERNARD dans le Morvan. Il combat au coté des S.A.S britanniques, et les qualités de Georges HAMACEK, s'imposent rapidement.
Il est admis en qualité de SAINT-CYRIEN en 1945, promotion "Veille au Drapeau". A la sortie de l'école, il choisit de servir à LA LÉGION ÉTRANGÈRE.
Il est affecté en Indochine. Auréolé de gloire, il est fait Chevalier de la légion d'honneur à 25 ANS.
Le 11 mai 1953, il quitte la plaine de JARRE au LAOS avec la mission de reconquérir XIENG KHOUANG. La progression de sa compagnie est stoppée au petit jour par un détachement Viet-Minh. Malgré tout il s'avance au plus près de l'ennemi. Une balle le frappe en plein front..... "Soleil de 400 vient d' être tué." Il sera enterré à DORNECY. Son nom est donné à la promotion 1991 de Saint-Cyr PROMOTION CAPITAINE GEORGES HAMACEK.
C'est aujourd'hui chose faite
Un soir d'été, dans la lande bretonne, ces mots ont raisonnés :

" La Légion ne pleure pas ses morts
Saint-Cyr veut qu'on les honore.
Ce soir à genou nous jurons
De porter fièrement votre nom.
Capitaine HAMACEK vous resterez
Par delà le sang versé
l'Officier Saint-cyrien dévoué
Que notre foi vient saluer"
3. Jacques de MOLAY

Cinquante-quatre Templiers condamnés au bûcher, vont périr.
Grand-Maitre des Chevaliers du Temple.
Les parents de Jacques de Molay, possédaient des bois situés entre Dornecy et Vézelay, ceux-ci sont connus sous le nom de "bois Molay".
L'Ordre des Templiers fut institué en 1119 par 9 chevaliers, compagnons de Hugues de Payns et Godefroy de Bouillon. Ils formaient en Orient l'avant garde des armées chrétiennes parties délivrer le Tombeau du Christ.
Ils s'enrichirent par de nombreux dons, et furent les "banquiers" du Pape et des Rois.
Philippe le Bel voulut les écraser et s'emparer de leurs biens pour subvenir à ses dépenses militaires.
Il fit arrêter Jacques Molay et tous les Chevaliers de l'Odre qui se trouvaient en France.
A la suite d un procès injuste (inique), il les fit périr sur le bûcher ou sous la torture et saisit leurs biens.
Jacques de Molay fut brulé vif.
La légende veut qu'au moment de mourir il ait donné rendez-vous au Roi devant Dieu.
Philippe le Bel mourut quelques mois après.
4. Joseph Léger

Grenadier d 'Empire.
Prenons connaissance des lettres envoyées par Joseph, la première est datée du 11 mai 1809, dans laquelle il fait part à ses parents de son arrivée à la caserne de Nevers où il est incorporé dans l'unité des tirailleurs-grenadiers de la garde impériale. Puis il annonce qu'il va partir pour Vienne où son régiment doit relever les troupes ayant combattu à Wagram.
Il lui faudra deux mois de route pour joindre la capitale autrichienne où il loge chez le " bourgeois"et perçoit 10 sols par jour. Deux mois plus tard, voilà que l'on parle du retrait des troupes d'occupation. L'empereur va, paraît-il, épouser l'archiduchesse Marie-Louise.
Joseph est de retour en FRANCE. Mais le 8 janvier 1810, il part pour l'Espagne où la guerre bat son plein. En cours de route, il écrit à ses parents " la vie est chère, le vin coûte 12 sous et le pain 3 sous". Il arrive à Victoria où il est affecté à un détachement de 300 hommes chargé de protéger les courriers et convois de ravitaillement. Pendant six mois, c'est la guerre sans merci " Si nous étions 50 hommes sur la route, nous serions égorgés".
Bientôt il est envoyé à Madrid ou il passe deux mois avant de partir pour Logrono d'où son détachement poursuivra une bande armée de 2 000 hommes " Nos forces comptaient 400 cavaliers et autant de tirailleurs, la lutte a été âpre, souvent, nous nous battions au corps à corps".
Joseph est blessé à la jambe par une balle. Ses parents sont sans nouvelle du 4 août 1811 au 16 janvier 1812 ; A cette date il est guéri et il écrit "Nous sommes allés jusqu'au Portugal, la région est contrôlée par les Anglais qui pouvaient nous surprendre comme le furent les hommes du corps Dupont, à Bayleu, ces prisonniers périrent sur le rocher, près des îles Baléares.
Joseph va revenir en France. La traversée des Pyrénées est tragique, les soldats sont en haillons, éprouvés par le manque de nourriture, la neige ; beaucoup meurent de froid. Enfin, le voilà à Paris où il est nommé caporal. Il l'annonce à ses parents qu'il n'a pas revus depuis trois ans.
Puis c'est le silence
Le caporal Joseph Léger, conscrit de 1809, serait-il tombé - comme tant d'autres - dans les plaines glacées de la Russie lors du désastre du 18 octobre 1812 ?
Nous ne le saurons jamais !

Insurrection madrilène

Incendie de Moscou

Grognards à la retraite de Russie
5. Honneurs au capitaine Georges Hamacek

Deux compagnies, deux cents hommes en tenue d'apparat, gants blancs, sabre au clair et coiffés du célèbre shako.
La promotion 91 de Saint-Cyr avait investi Dornecy.
Cérémonie au cours de laquelle le sous-lieutenant Paul Haeri, a lu un poème de Charles Péguy, écrit en hommage à tous ceux qui ont donné leur vie au service de la patrie.
6. Clément Lépron –Curé

Son prénom ne lui convenait pas trop…..   C’était un « personnage » qui avait de la défense. Nommé à Dornecy en 19O9, en 1914 il n’en était pas au premier litige avec le conseil Municipal et surtout le maire Noireau…Connu pour son appartenance à la Loge Maçonnique. Entre eux, pas d’hypocrisie, les comptes se réglaient vertement.
Les litiges naissent à tous propos : la suppression des processions sur le territoire de la commune, refus du rétablissement de la « sonnerie de midi », et surtout, des demandes de réfections de l’église ou du presbytère !
En 1914, avant la déclaration de guerre, le curé Lépron adresse aux conseillers municipaux une lettre dont quelques extraits méritent lecture : … » puisqu’on me refuse l’autorisation de présenter mes observations de vive voix, bien qu’aucune ligne de la loi municipale qui régit vos séances ne s’y oppose, je suis donc dans l'obligation de le faire par écrit. Locataire de la commune et représentant des intérêts de l’église, c’est mon droit et mon devoir…..Je n ai pas loué une cage à rats, mais un logement habituel. Quand on paie 155 francs de loyer pour une maison à travers les murs de laquelle les rongeurs creusent des trous à y passer le poing, quand on voit son corridor délabré, ses plafonds crevassés, ses portes sans peinture, ses volets qui tombent, ses chambres sans soleil, on a bien le droit de se plaindre » Suit un développement sur les travaux à effectuer à l’église….sur la cloche fêlée, la remise des clefs de l’ancien cimetière, la coupe de l’herbe, la réparation de chêneaux, la création d’un fossé d’assainissement…..
Un véritable développement d’homme de « terrain » !
A la fin son esprit caustique ne put se contenir. « …Je désirerais fort n’être point obligé de revenir à chaque instant sur le sujet, et voir mettre un terme à ce que Marcel Sembat, socialiste unifié et grand dignitaire de la Franc Maçonnerie, qualifiait si ironiquement à la chambre, de « Niches de villages » La guerre mis fin provisoirement à cette polémique. En 1916, le Conseil Municipal eut l’occasion de mettre le maire en accusation pour l’exécution de travaux à l’église (le curé Lépron était mobilisé dans le service de santé ) et aussi pour plusieurs autres raisons…..
Aux élections de 1919 Pierre Noireau ne fut pas réélu. Ce fut Arthur Gauché, propriétaire exploitant de carrière qui lui succéda jusqu’en 1929.
7. Louis Petitumbert.

« ié du pétrole é Dornecy ».
En cette année 1872, après la secousse de la guerre « contre les Prussiens », le village avait repris ses habitudes rurales. Portant, un jour le bruit circule :
Il y a du pétrole à Dornecy ! Depuis quelques jours, les usagers du quartier trouvent « un goût » à l’eau. Ce goût est bien vite reconnu par les utilisateurs de …lampes à pétrole !!!!!
Très scientifiquement, la Municipalité demande prélèvement et analyse.
En effet il y a du pétrole ! Le sol est éventré, les investigations s’organisent…. Une explosion secoue le quartier, et détériore en partie le puits. Un petit malin remarque dans le sol un trajet humide et gras….qui mène ....à la cave du nommé Louis Petitumbert, répondant au sobriquet de « Polka » qui joue du violon aux noces et autres cotillons !!!...mais qui tiens épicerie à deux pas. Dans la dite cave, du dit Polka, un fut de pétrole de 160 litres…coulait encore par le robinet mal fermé ! Sa négligence lui coûta cher.
Vous devinez qu’il dut payer la réparation du puits….et essuyer des quolibets !!!!!!!





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