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(1766-1832) (le chirurgien) Naît dans une petite bourgade angevine, le 26 Octobre 1766. Il est envoyé à l'École de Chirurgie de la Marine à Brest et il en sort en 1789, après cinq années d'instruction, avec le grade de chirurgien en chef, en cette qualité, il part effectuer deux campagnes à bord de navires auxquels il est affecté.
En 1790, il se trouve attaché en qualité de chirurgien, aux travaux de percement du canal du Nivernais |
(voir article sur le canal du Nivernais) |
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Marie Anne Tenaille de Laure Naît à Dornecy, elle est le premier enfant d'Edme Basile Tenaille de Laure, le plus gros propriétaire bourgeois de Dornecy. Marie Anne possède le domaine de la Douée, "Le Château", ancienne résidence d'été des abbés de Vézelay, acquis par de Laure à la vente des Biens Nationaux.
Quand arrive le jeune chirurgien angevin de 24 ans, elle en a 32 et n'est pas mariée. Louis Maurice Davy de la Chevry entre en relation avec les de Laure lorsque les travaux atteignirent Brêves et Villiers. Il plut et fut reçu dans la famille et agréé comme fiancé. Un certificat lui est délivré par le "chirurgien en chef des Vaisseaux du Roy". Il relate ses faits et ajoute "qu'il a donné des preuves de talent dans son art et s'est comporté de manière à mériter l'estime générale. Le mariage eut lieu à Dornecy. Après son mariage, il exerça la médecine à Clamecy. Il devient Maire de Dornecy de 1804 à 1814. Ils ont une fille: Cornelie Tenaille Presles (soeur de Diogène, voir art sur la Terreur) qui se marie avec son cousin germain
Maurice Davy de la Chevry, (1793-1862) né à Dornecy. connu sous le nom de docteur Maurice Lachevrie (le médecin)
Il est médecin et lutte contre l'épidémie de "choléra morbus" qui sévit, entre autre, à Clamecy et Dornecy.
La révolution fait évoluer les esprits, ainsi que les noms. Les particules sont avalées. Tenaille de Laure se retrouve Tenaille Delaure et Davy de la Chevry devient le docteur Lachevrie.
Ils ont six enfants dont une fille Julie Marie Joséphine Lachevry elle se marie avec Edme Hippolyte Ils ont 4 enfants : dont Ferdinand Marié-Davy
Edme Hippolyte Marié (1820-1893) (le savant)
Il est né à Clamecy en 1820 d'une famille modeste, son pè
Ils habitent petite maison dans la grande rue de Bethléem. Cette rue qui bien plus tard, en souvenir d' Edme Hippolyte recevra le mon de Marié-Davy. La maison natale
Le travailleur opiniâtre Son ardeur aux études, le font remarquer par le député de la Nièvre Mr Dupin. Entré au lycée de Moulins en 3ème à 13 ans, ses études sont brillantes. Il entre au Collège Rollin de Paris, et il y termine ses études. Les annotations de ses professeurs sont élogieuses. "Il est impossible d'apporter dans le travail plus de conscience, d'intelligence et de persévérance". A 20 ans notre compatriote muni de ses baccalauréats ès Lettres et ès Sciences prépare l' entrée aux Grandes Ecoles. Polytechnique et Normale Sup (sciences). Il est reçu Premier aux deux. Les portes de la sciences s'ouvrent à lui. Polytechnique : il est reçu, mais son manque de fortune ne puis permet pas, à l'époque, d'intégrer cette prestigieuse école. Normale Sup : il en sort 1er Il devient Professeur de lycée et de Faculté. Mais sa soif de savoir le pousse dans l'étude sur l'électricité au cours desquelles il invente la pile au bisulfate de mercure Cette pile fut utilisé très longtemps par l'administration des télégraphes français et par nos armées au cours de la guerre d'Italie. Elle y rendit de tels services que, la campagne terminée, l'Empereur Napoléon III le félicita de la valeur de son invention.
SCIENCE METEOROLOGIQUE :
l'Observatoire de Paris Il est nommé Directeur de l'Observation de Montsouris en 1873
Hippolyte réorganise le service de l'Observatoire et fait des études sur les orages en France et les tempêtes dans l'Atlantique. Il organise le service d'avertissement aux ports pour assurer la sécurité de la navigation. Membre de plusieurs Commissions, il fut nommé Professeur à l'Ecole Polytechnique, cette prestigieuse Ecole où il avait été reçu premier. Il établit les bases des grands mouvements de l'atmosphère, les causes de leurs formations et de leurs déplacements, approchant près de la réalité. Institut Municipal d' Hygiène De Paris
Sans délaisser la météorologie, il fonde un véritable institut Municipal d'hygiène. L'assainissement de la Ville de Paris était à l'ordre du jour. L'évacuation des eaux usées était l'objet de polémiques ardentes et stériles lorsque Marié-Davy commença à s'intéresser à ce problème.
le savant et l'inventeur
1847 Résistances opposées aux courants par les conducteurs homogènes qu'ils traversent 1847 Loi des courants voltaïques 1850 Instruments de mesure de l'électricité 1851 Invente la pile au bisulfate de mercure 1852 Invention d'une machine électromagnétique, reposant sur l'attraction successive d'électro-aimants se relayant l'un à l'autre. 1853 Action de l'électricité sur le système nerveux 1858 Piles usuelles
on lui doit aussi, l'invention d'un appareil de tissage, qui se fera utilisé industriellement dans le Nord, un procédé pour envelopper les fils électriques, un compteur à eau, un hygromètre, des instruments enregistreurs tels que les anémographes, évaporographes, thermographes. Trop désintéressé et trop occupé par ses travaux pour perdre le temps précieux à prendre des brevets d'invention, Marié-Davy, imprégné de la probité scientifique , ne tira aucun profit de ses découvertes
Marié-Davy, prend sa retraite à Dornecy. Il y meurt en 1893 et repose dans le petit cimetière sous un dalle anonyme. Quelques uns de ses titres Docteur en Médecine, docteur ès sciences physiques et mathématiques, membre de conseil de la Société des Agriculteurs de France, fondateur de la Société centrale de sauvetage des naufragés, fondateur et président de la Société française d'Hygiène, membre de la société française de météorologie de l'Institut et du Bureau des longitudes, du Sanitary Institue de Grande-Bretagne, de la Société Royale de médecine publique de Belgique....
En 1911, sa ville natale, Clamecy, a donné son nom à la Grande Rue de Bethléem où il naquit et le bourg de Dornecy l'a inscrit dans la Rue Principale. à Dornecy :
Le Conseil Municipal de Paris a donné son mon à une rue de la Capitale, située dans le 14ème arrondissement, à proximité de l'Observatoire de Montsouris dont il fut directeur.
l' un des 4 enfants, Ferdinand Marie-Davy (1862-1963) (l'ingénieur agronome)
épouse Lucie Romagny puis Henriette Joséphine Amélie Marie-Davy sa nièce Ferdinand naît à Paris, alors que son père est directeur de l'Observatoire de Montsouris. Il entre aux service d'Hygiène de Paris, et termine sa carrière comme Inspecteur Administratif. Il organise plusieurs congrès internationaux sur l' assainissement de l'habitat, l'Education physique en plein air, ainsi qu'un congrès du Royal Institut of Public Health. Secrétaire général pour la France du Congrès interallié d'hygiène à Plymouth. Médaille d'or des épidémies, médaille d'argent de la Société de préservation de la tuberculose, Médaille de bronze de la vaccination, Médaille de bronze des services d'hygiène de Paris, Citation au bulletin officiel du ministère de la Guerre au titre de l'éducation physique.
Il épouse en 1899 Lucie Romagny, qui décède en 1905, et se remarie avec sa nièce Henriette. Il n' a pas de descendance malgré ses deux mariages Il vécut une longue retraite à Dornecy, durant laquelle il s'adonna à ses talents pour le dessin, l'aquarelle, la poésie et l'écriture.
Il a laissé le souvenir d'un homme vif et courtois, il disait de sa fine ironie qu'elle était la "dégradation des mentalités"....
POEME
LE RUISSEAU JASEUR
Et d'un ruisseau jaseur en sa course rapide, Le bourg, insoucieux de son passé lointain, Erige ses maisons dans un ordre incertain, L'église et son clocher, sentinelle avancée, Auprès de la muraille inutile et ruinée, De ses cloches d'airain, disperse dans le ciel, Sur le val et les monts son romantique appel. Des collines, au nord, au midi, l'environnement, Que de leurs frondaisons, des bois ombreux couronnent, Au levant, remontant vers les sources du ru, Le vallon, par les prés et les champs épandu, Ouvre sur le Morvan les portes de l'espace. Au couchant, babillant et vif, le ruisseau passe Sous un antique pont, franchissant en chemin L'écluse du château, puis un dernier moulin, Et parmi les roseaux terminant sa carrière, Précipite son flot aux flots de la rivière Au cours capricieux, encor presque torrent : L'Yonne, de la Seine orgueilleux affluent ! Ferdinand Marié Davy
1860 Julie (sa mère) Cornélie (sa grand'mère) Marie (sa soeur)
Ferdinand jeune homme et avec sa 2ème épouse.....le centenaire
Cimetière de Dornecy : Plaque gravé par Roger Delvaux sur marbre rose. Il repose auprès de ses illustre ascendants sous la "pierre du pays"
Tous doués pas toujours "nantis" mais tous travailleurs et dignes
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