Femme au XVI siècle

 

  INCONVÉNIENT D ÊTRE UNE FEMME AU XVI SIÈCLE

1536



ne fille était accusé d’avoir caché sa grosses puis enterré son enfant prétendu mort-né. Sa mère l’ayant interrogée, lui aurait déclaré : Pourquoi ne l’as-tu pas mis plus profond ?

Condamnées toutes les deux à la question  afin de savoir si le petit être était né vivant ou mort, puis si la mère avait aidé sa fille, elles firent appel.

Un second juge estima qu’il avait été bien jugé pour la fille, tandis qu’il renvoyait le cas de la mère.

Un arrêt les renvoya toutes les deux à la question 

La mère contre laquelle il y avait de fortes présomptions, mourut à la Conciergerie, cependant que la fille fut, après confession, pendue au gibet. »

Quant au mâle responsable, il ne fut jamais question de l’inquiéter.

En France, les choses prirent un tour officiel en février 1556 avec l’édit de Henri II

L’édit impliquait que toute fille, femme célibataire ou veuve, se retrouvant enceinte, devait en faire la déclaration avant le temps de l’accouchement. Lors de la naissance, si la déclaration prévue n’avait pas été effectuée, cela entraînait automatiquement la peine de mort pour la mère, sans que l’on ait à rechercher si son enfant était né mort ou vivant.

Cerceau de grossesse        Inventé par A. Paré              

Ambroise Paré

 

Même la présomption avait valeur de preuve.

La crainte et la vraie faute étaient moins le danger d’infanticide que celui d’envoyer dans l’au-delà un enfant non baptisé.

 

Texte par Michèle Viderman

 

 

 





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