Le Sénégal

 

 

 

Carte d'identité du Sénégal

 

          Nom : République du Sénégal

          Capitale : Dakar

          Superficie : 196 722 km²

          Population : 9 660 000 habitants

          Langue officielle : Français

          Religions : Musulmane (80%) Animiste et Chrétienne (20%)

          PIB : 4,86 milliards de dollars

 

Géographie

 

Bien calé entre la Mauritanie au nord, le Mali à l'est, les Guinée et Guinée-Bissau au sud.

 

 le Sénégal fait largement face au grand large : il dessine 700 km de côtes sablonneuses à la pointe extrême occidentale de l'Afrique.

 

 

Quatre fleuves paresseux déversent leurs eaux brunes dans l'océan bleu roi : le fleuve Sénégal, la Gambie, la Casamance et le Saloum, grossi par le Sine.

Le Sénégal est d'abord le pays de l'eau.

 

 

Triomphe et tragédie de l'esclavage

 

 

L'arrivée des marins portugais au Cap-Vert ne se borne pas à modifier

les règles ancestrales du commerce

de la gomme arabique, du cuir, de l'ivoire ou de la poudre d'or.

 

 

Elle annonce l'expansion d'une industrie beaucoup plus coupable : celle de la traites des Noirs.

De 1550 à 1850 (300 ans!!) on estime que 10 à 15 millions d'Africains furent arrachés à leur continent, pour être vendus au Brésil, aux Antilles; 60 à 80% d'entre eux moururent en route, marqués au fer rouge et entassés dans les cales des navires négriers.

 

 

 

Sur l'île de Gorée, la maison des esclaves constitue, aujourd'hui, le symbole de ces horribles pratiques. Le Sénégal n'était pas la destination préférée des trafiquants de chair humaine.

Les grands sites esclavagistes se situaient plutôt dans le golfe de Guinée.

 

l'île de Gorée

 

Gorée, c'est l'ambiguïté. de ses ruelles sablonneuses, de ses vieilles maisons aux toits de tuiles, aux volets bleu-vert et aux murs ocres, naît une incontestable magie. C'est une lieu unique au Sénégal et dans le monde.

 

 

Aujourd'hui on imagine mal que cette île aux accents presque méditerranéens, au charme envoûtant, fut le théâtre d'un des principaux drame de l'humanité.

 

Gorée a échappé à la mainmise des chaînes hôtelières internationales. Elle n'est pourtant qu'à un quart d'heure en chaloupe du port de Dakar.

 

 

La Maison des esclaves

 

Elle a été construite sur Gorée par les hollandais à la fin du XVIIIème siècle.

 

 

Sa couleur rose, l'arrondi de ses lignes, la paix qui règne sur sa cour, ne sauraient gommer les horreurs dont elle fut témoin.

 

Au cours de la visite, la réalité passée apparaît plus présente à chaque pas : les carcans entravant le cou qui, sous l'escalier en fer à cheval, accueillaient les fortes têtes, la "porte du voyage sans retour".

 

 

 

 

 

Le lieu est très émouvant, le commentaire du conservateur d'une remarquable sobriété.

 

Le conservateur

 

 

Le village des Peuls

Le pays se compose d'une vingtaine d'ethnies appartenant à trois religions différents, sans compter les présences maure, libanaise et européenne: au total environ 500 000 non africains, dont près de 20 000 Français. Malgré la complexité d'une telle réalité humaine, le Sénégal forme une nation unie. Les différences demeurent pourtant très perceptibles entre les principales ethnies :

 

Ethnies  % de la population
les Wolof 40%
les Lébou nc
les Sévère 18%
les Peul 12%
les Toucouleur 10%
les Mandingue 9%

les Diola

9%

 

Attardons nous sur l'ethnie les Peuls

 

 

Ce sont d'abord des hommes du désert, de fiers nomades d'une étranges beauté.

Éleveurs de Zébus, ils promènent leurs immenses troupeaux dans le Ferlo, la vallée du fleuve Sénégal et la Haute-Casamance.

 

 

Leurs origines demeurent mystérieuses. Certains historiens les font venir d'Égypte, d'autres de l'Inde. Longtemps animiste, aujourd'hui musulmans.

 

 

MBOUR : le marché aux poissons

 

Les pirogues surchargées qui manquent de se renverser à chaque vague, les femmes qui emplissent bassines et paniers de raies, daurades, sardines, les bars et les soles qu'on réserve aux marchés européens, les ailerons de requins destinés à l'Asie, les poissons plus modestes qu'on grille et qu'on fume pour la consommation locale et les pays voisins : dans l'embrasement du soleil couchant, Mbour est une fête. Le retour des pêcheurs y offre un des plus extraordinaires spectacles que le Sénégal puisse produire. Une poignée de voyous s'emploient, hélas, à le gâcher, en apostrophant violemment les visiteurs. De telles pratiques gâtent la découverte d'un lieu d'exception et ternissent le vrai visage d'un pays traditionnellement accueillant. Devant la raréfaction des visiteurs, les remontrances des voyagistes, les plaintes des hôteliers de Saly et des commerçants locaux, les autorités semblent se décider à prendre les mesures coercitives qui s'imposait depuis longtemps.

 

Mbour est le principal port de pêche du pays. Sur toute la citée flotte l'odeur forte du poisson frais, séché et fumé. Malgré la proximité des stations balnéaires telles que Saly et Nianing, Mbour demeure en prise directe avec la réalité africaine. La ville est pleine de joies et des soucis du quotidien, imperceptibles au sein des grands complexes de vacances.

 

 

 

 

 

Le lac Rose

 

Le lac Retba, plus connu sous le nom de lac Rose, doit sa renommée à sa teinte qui vire du rose au mauve en fonction de l’intensité des rayons solaires, et également au rallye Paris-Dakar dont il constitue l’ultime étape.

 

 

Se trouvant à environ 30 km au nord-est de la capitale Dakar, c’est un des sites les plus visités de la presqu’île du Cap-Vert.

 

 

Le lac Rose est un grand lagon peu profond, situé à quelques centaines de mètres de l’océan et entouré de dunes et de filaos. Il doit sa couleur à la présence de micro-organismes et à la forte concentration de minéraux.

 

 

Jour et nuit, il y règne une intense activité de centaines de personnes se livrant à l’extraction du sel (380 grammes dans chaque litre). Enfoncés jusqu’à la taille, les hommes arrachent les croûtes de sel déposés sur le fond et remplissent des pirogues que des femmes portent, à intervalles réguliers, à la berge. Le sel récolté est ensuite vendu à des intermédiaires qui le commercialisent en ville.

 

 

L'éducation

 

 

En 1994, le taux d’analphabétisme du Sénégal était de 60,5%. Dans les régions les plus reculées, le taux d’analphabétisme atteignait plus de 80% avec une grande disparité homme/femme. Le manque d’écoles, de matériels pédagogiques et d’enseignants pénalisait l’éducation.

Aujourd’hui, les enfants bénéficient des nouveaux programmes d’éducation au Sénégal. Les réformes ont fait reculer le taux d’analphabétisme du pays à 46,4% en 2002). Le taux de scolarisation des enfants a dépassé les 75% en 2003. L’école est devenue obligatoire pour les enfants âgés de 7 à 12 ans.

 

Pour être encore plus efficace, l’éducation se doit de sortir des classes pour toucher la famille et le monde du travail. Les calendriers scolaires se devront d’être plus adaptés aux rythmes de travail des populations... C’est tout un espoir et une force qui se forge sur l’éducation au Sénégal.

 

 

 

 

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