Les Vignes


                                     
Dornecy a toujours été un pays de vignobles, de vignerons, et comme corollaire, de buveurs.

Le mot "Vigneron" était un titre qui figurait sur les registres paroissiaux comme une noblesse paysanne et,au XVII ème on peut y remarquer la signature d'un MOREAU, d'une belle écriture,ferme et moulée, avec un paraphe compliqué, accoté au mot bien lisible vigneron, qui montre une certaine instruction.

La plus grande partie des "coutas" (versants des collines) était plantée en vignes. Ils donnaient en abondance des vins de médiocre qualité, cela par manque de soin, car, certains coûtas bien exposés auraient pu donner un produit comparable aux vins assez estimés de Tannay et de Champagne.

Le docteur Lacheverie d'ailleurs, tirait de ses vignes un vin que tous les connaisseurs de passage appréciaient  cela tenait à la culture même, aux soins donnés au raisin, au cuvage.....

Le sol était fertile mais dur à travailler, et la terre que le ruissellement entraînant vers le bas, devait être remontée au moyen de hottes.

Puis vint le Phylloxera, en 1863, et en 1879 dans la région clamecycoise,  et comme le reste de la France, les vignes disparurent.

En 1878, on constatait  à Dornecy que le nombreuses vignes étaient atteintes de l'oïdium, maladie qui avait sévi autrefois dans la commune, puis avait complètement disparu.

L' ANNEE SUIVANTE, LE PHYLLOXEA FAISAIT SON  APPARITION

En 1889

Des plants américains, plus rebelles aux attaques  de ce puceron; étaient alors importés en France pour être greffés sur variétés françaises.

Faute  de revenus, beaucoup de vignerons, ne purent reconstituer qu'une infime partie de les vignoble. Pour le pas laisser leurs terrains en friches, ils plantèrent alors.........

 

                                                    

                                                

              des arbres fruitiers

 

 

                                        

                                             
la superficie du vignoble à Dornecy, en 1879 était de 92 hectares 67 ares et 5 centiares.

En 1963, la superficie du vignoble n'était plus que de 10 hectares 68 ares et 72 centiares.

En 1904, par la voix du Conseil, les vignerons priaient instamment Messieurs les Conseillers généraux  de vouloir bien leur accorder

l' autorisation de distiller -librement -leurs fruits. dans la limite autorisée par la loi.

                              

Le " BAN DE VENDANGES"

Une coutume en usage avant la révolution, subsista tant que les vignes ne furent pas détruites pas le Phylloxéra : celle du "ban de vendanges"

Le maire, après avoir réuni le Conseil et appelé à cette réunion  les principaux vignerons de la commune, décidait alors du jour à fixer pour commencer les vendanges.

Le Ban était fixé pourtoutes les vignes non closes.

Tout le temps de la durée des vendanges,le travail devait se faire sans interruption depuis le lever du soleil jusqu'à son couchér. Les propriétaires devaient se conformer rigoureusement à cette fixation de u temps de travail. Procès verbal était dressé par le Garde Champêtre à tout contrevenant.
Les "grapilleurs" ne pouvaient entrer dans les vignes avant la fin octobre, date fixée par arrêté.
Pendant les dernier mois précédant la vendange, il était nommés des "GARDES VIGNES". Ils devaient surtout exercer leur surveillance  dans lesquelles les sangliers, très abondant à l'époque, causaient d'importants dégâts.

Les propriétaires étaient alors astreints  à payer aux Gardes une somme de 10 centimes par six ares de vignes pour les indemniser de leur service.

 

DORNECY et ses VIGNES autour de 1920

Par Arthur Courtois,

Quel changement sur ce plateau de Montant Goussot, pour ceux qui ont connu des belles vignes avec tous ces arbres fruitiers : pêchers et cerisiers

en fleurs en bonne saison, ces belles vignes qui donnaient tant de travail aux hommes et femmes qui participaient à ces durs travaux en attendant la belle vendange.....quelques fois sous le soleil d'autre  fois sous la pluie ! Mais la vie était gaie, malgré le travail bien dur...De temps en temps on s'appelait pour se rafraîchir de ce petit vin - celui de l'année d'avant - toujours attendu avec impatience.                  

Chacun attendait son tour pour la vendange, la vie était joyeuse.

Chacun racontait son histoire, nous mangions sur place en attendant les voitures qui venaient chercher la récolte.

Le Remembrement a tout changé pour faire place à la culture

Les vignes sont faciles à compter à ce jour....Peut-être cinq je crois, quel dommage, cela donnait tant de travail au pays !!!

Voilà, la vie a bien changé avec le temps qui passe.

 

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